La pierre est authentique. C'est la facture qui pose problème.
GemsVerified a été créé car le commerce des pierres de couleur ne fait l'objet d'aucun registre, et les établissements auprès desquels la plupart des gens achètent aujourd'hui ne vérifient absolument rien avant d'encaisser l'argent.
On vend du verre en le faisant passer pour de l'émeraude, et le prix en témoigne
Vous n’avez pas besoin d’un laboratoire pour vous en rendre compte. Il vous suffit de savoir compter. Une annonce proposant une émeraude colombienne naturelle de 120 carats pour dix-huit dollars n’est ni une bonne affaire ni un cas limite : une véritable pierre colombienne de cette taille, si elle venait à apparaître, se vendrait à un prix à sept chiffres et ferait l’objet d’articles dans la presse. À dix-huit dollars, l’objet sur la photo est du verre, et on taille du verre vert en ovales convaincants depuis le XIXe siècle. Le même raisonnement s’applique à l’ensemble du marché. Dix carats d’émeraude colombienne naturelle pour trente-quatre livres. Un rubis de vingt carats sans défaut au prix d’un repas à emporter. Du verre au plomb coulé dans les fissures d’un corindon de mauvaise qualité jusqu’à ce qu’il ressemble à une pierre précieuse, vendu comme un rubis car, au sens large, il en était un à l’origine. Les sites de vente en ligne répertorient tout cela aux côtés des véritables pierres, avec le mot « naturel » dans le titre, car ce mot est saisi par le vendeur et lu par personne. Aucun test n’est effectué. Aucune question n’est posée. L’acheteur ne s’en rend compte qu’au laboratoire, des mois plus tard, généralement lorsqu’il tente de faire assurer l’objet.
Le rapport de laboratoire ne constitue pas la garantie que l'on croit
La valeur d’un rapport dépend entièrement de l’institution qui le publie. « GIA », « SSEF », « Gubelin », « AGL » et « GRS » sont fidèles à leur réputation et vous diront ce qu’est une pierre, que cela plaise ou non à la personne qui l’a envoyée. À leurs côtés, on trouve désormais des entreprises qui délivrent un beau certificat, au format de portefeuille, muni d’un hologramme, à quiconque est prêt à payer. Elles attribuent des notes généreuses, décrivent les traitements de manière vague, voire ne les mentionnent pas du tout, et reprennent suffisamment la mise en page pour que le document passe pour authentique aux yeux d’une personne qui en voit un pour la première fois. Le moyen de les démasquer est simple, et la plupart des acheteurs ne pensent jamais à l’essayer : relevez le numéro de référence figurant sur le document et saisissez-le sur le site web du laboratoire émetteur. Un rapport que vous ne pouvez pas consulter à la source est une simple impression papier.
Ce qu'un registre peut réellement faire à ce sujet
Ne contrôlez pas ce secteur. Consignez-le simplement. Chaque site dispose ici d’une page indiquant ce qu’il publie à son sujet, la source d’où proviennent ces informations et la date à laquelle elles ont été consultées, afin que vous puissiez vérifier ces affirmations plutôt que de nous faire confiance aveuglément. Les informations vérifiées figurent dans une colonne distincte. Aujourd’hui, chaque entrée porte la mention « source », ce qui signifie qu’elle a été répertoriée mais n’a pas été vérifiée — et c’est justement le but de cette mention.
Une annonce, remaniée
Il s'agit d'une reconstitution. Aucune annonce, photographie ou vendeur réel n'est présenté ici : ce sont les chiffres qui importent, et ils sont représentatifs de cette catégorie.
Photo omise
- Vendeur non divulgué
- 96,3 % de résultats positifs
- Dernier exemplaire · 393 exemplaires vendus
Ce que révèlent les chiffres
- 01Le rapport poids/prixCent vingt carats, cela correspond à peu près à la taille d'une prune. Une émeraude colombienne de ce poids, si une authentique venait à être mise sur le marché, représenterait un lot à sept chiffres, avec une provenance certifiée et une file d'acheteurs. Celle-ci coûte dix-huit dollars et trois centimes.
- 02Le mot « naturel »Saisi dans le champ « Titre » par la personne qui a rédigé l’annonce. Aucune plateforme de vente en ligne ne teste une annonce avant sa mise en ligne, et aucune d’entre elles n’exige que ce terme soit mérité.
- 03Trois cent quatre-vingt-treize exemplaires vendusC'est ce chiffre qui mérite qu'on s'y attarde. Il ne s'agit pas d'une mise en garde concernant une seule annonce. Il s'agit du nombre de personnes qui pensent déjà posséder une émeraude colombienne.
Nous assumons pleinement ce que nous publions au sujet d'un revendeur, et nous vous indiquons clairement ce qui a été vérifié et ce qui ne l'a pas été. Nous ne nous portons pas garants d'une maison que nous avons simplement répertoriée, et nous ne certifions jamais une pierre en particulier. Personne ne peut payer pour modifier l'un ou l'autre de ces éléments.